Ail et diabète, un duo efficace

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Selon une méta-analyse, la supplémentation en ail a un rôle bénéfique dans la régulation de la glycémie et du cholestérol chez des sujets présentant un diabète de type II.

(article écrit par Brigitte Karleskind rédactrice de Nature-Sciences-Santé)

 

ail et diabète

 

L’ail est une des plus anciennes plantes cultivée dans le monde et est considéré à la fois comme un aliment et comme une plante médicinale. Il contient tout un éventail de composants biologiquement actifs et bénéfiques pour la santé de l’homme. Les effets de l’ail et de ses extraits sur la santé de l’homme sont de plus en plus étudiés. Une série d’essais cliniques randomisés contrôlés ont été réalisées au cours de ces dix dernières années pour évaluer son efficacité dans la gestion du diabète de type II.

Une méta-analyse[1] incluant neuf études cliniques randomisées contrôlées portant sur un total de 768 sujets présentant un diabète de type II évalue systématiquement l’innocuité et l’efficacité de l’ail dans la gestion du diabète de type II. Différents compléments alimentaires à base d’ail étaient utilisés dans ces études mais ils avaient tous en commun de contenir de l’allicine, un composé organo-soufré auquel l’ail doit une partie de ses propriétés bénéfiques.

 

Ail et diabète, les études

La durée des études incluses dans la méta-analyse est très variable et va de une à 24 semaines et les doses d’ail consommées sont également très différentes. Les résultats montrent que une à deux semaines de supplémentation en ail entraînent une diminution significative du niveau de glycémie à jeun. Cette réduction semble augmenter avec la durée de la supplémentation. Une diminution de l’hémoglobine glyquée, un marqueur de la glycémie sur trois mois, n’apparait que dans les études d’une durée de douze à vingt-quatre semaines. La supplémentation en ail améliore également le profil lipidique.

L’action relativement rapide de l’ail sur le niveau du glucose sanguin semble due à une augmentation de la sécrétion d’insuline et de sa libération par les cellules bêta du pancréas. La continuité et l’augmentation de son effet dans la durée indiqueraient une baisse de la résistance à l’insuline qui a été démontrée sur des animaux. Cet effet potentiel sur la résistance à l’insuline semble prometteur mais devra être vérifié dans d’autres études.

 

[1] Wang Juan et al., Effect of garlic supplement in the management of type 2 diabetes mellitus (T2DM) : a meta-analysis of randomized controlled trials. Food Nutr Res 2017 ; 61(1) : 1377571.

 

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Caroline

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