L’histoire de Raboutity

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Qui ne connaît pas la comptine : trois petits chats, trois petits chats, trois petits chats chats chats …. Eh bien, moi cette histoire me fait penser à cette comptine !! Pourquoi ? Comment ? Grâce à quoi ? Venez la lire et vous me direz si je me trompe !

 

 

– C’est vrai, je suis fort, dit le feu, mais l’eau m’éteint.
L’eau éteint le feu ; le feu brûle le couteau ; le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le chat mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que l’eau.

– C’est vrai, je suis forte, dit l’eau ; mais le bateau flotte sur moi.
Le bateau flotte sur l’eau ; l’eau éteint le feu ; le feu brûle le couteau ; le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le chat mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le bateau.

– C’est vrai, je suis fort, dit le bateau, mais si je donne contre un rocher, il me brise.

Un jour, Raboutity grimpa sur un arbre, mais comme la branche était pourrie, il tomba et se cassa la jambe. Assis par terre, et tenant sa jambe cassée entre les mains, il dit :
– L’arbre a cassé la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que l’arbre.

 

– C’est vrai, je suis fort, dit l’arbre, mais le vent me plie et me casse.
Le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity, il n’y a rien de plus fort que le vent.

 

– C’est vrai, je suis fort, dit le vent ; mais le mur se dresse et je ne peux plus passer.
Le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le mur.

 

– C’est vrai, je suis fort, dit le mur ; mais le rat ronge le mortier et fait un trou.
Le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le rat.

 

– C’est vrai, je suis fort, dit le rat ; mais le chat me mange.
Le chat mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le chat.

 

– C’est vrai, je suis fort, dit le chat ; mais la corde m’étrangle.
La corde étrangle le chat ; le chat mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que la corde.

 

– C’est vrai, je suis forte, dit la corde ; mais le couteau me coupe.
Le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le chat mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le couteau.

 

– C’est vrai, je suis fort, dit le couteau ; mais le feu me brûle.
Le feu brûle le couteau ; le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le chat mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le feu.

Le rocher brise le bateau ; le bateau flotte sur l’eau qui éteint le feu ; le feu brûle le couteau ; le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le rocher.

– C’est vrai, je suis fort, dit le rocher, mais le crabe me perce.
Le crabe perce le rocher ; le rocher brise le bateau ; le bateau flotte sur l’eau qui éteint le feu ; le feu brûle le couteau ; le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que le crabe.

– C’est vrai, je suis fort, dit le crabe, mais l’homme m’attrape et m’arrache les pattes.
L’homme attrape le crabe ; le crabe perce le rocher ; le rocher brise le bateau ; le bateau flotte sur l’eau qui éteint le feu ; le feu brûle le couteau ; le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; il n’y a rien de plus fort que l’homme.

– C’est vrai, je suis fort, dit l’homme, mais Zanahary, le dieu malgache, me fait mourir.
Zanahary fait mourir l’homme ; l’homme attrape le crabe ; le crabe perce le rocher ; le rocher brise le bateau ; le bateau flotte sur l’eau  qui éteint le feu ; le feu brûle le couteau ; le couteau coupe la corde ; la corde étrangle le chat ; le mange le rat ; le rat troue le mur ; le mur arrête le vent ; le vent plie l’arbre ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; le rocher ; l’arbre casse la jambe de Raboutity ; rien n’est plus fort que Zanahary.

 

Conte Malgache

Je trouve l’histoire de Raboutity vraiment facile et agréable à lire ! Je suis sûre que les enfants en raffoleront ! Cela peut paraître répétitif et pourtant on comprend vite le sens et on se prend au jeu ! C’est aussi votre avis ?

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Caroline

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