La bienveillance : un enjeu pour le futur

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La bienveillance : ce mot a été très employé par les politiciens lors de la présidentielle…  Nous vivons dans un monde brutal, à tous les niveaux, il est urgent de se poser les bonnes questions afin de changer notre façon d’agir. Nos enfants reproduisent nos comportements violents, quels citoyens deviendront-ils plus tard ? Quelles sont les solutions ?…

 

durée de la vidéo : 16 minutes et 14 secondes                      mise en ligne par : TEDx Talks                              le : 19 avril 2016

 

 

Sophie Rabhi passe son enfance en Ardèche, à la campagne, avec sa famille. Ses parents, achètent un mas en ruine, le rénovent et exploitent la terre très pauvre, qu’ils enrichissent grâce à l’agroécologie. Sophie est une petite fille joyeuse qui aime la nature et profite pleinement de tout ce qui l’entoure. Mais en grandissant, elle prend conscience que l’être humain n’est pas aussi beau que dans ses rêves. Pourquoi sa maîtresse raconte-t-elle des histoires horribles et tristes sur l’humanité ?

 

Durant toute sa jeunesse, Sophie voit passer beaucoup de monde dans la ferme de ses parents. De fait, son père, Pierre Rabhi, philosophe, écrivain et paysan, est très connu. Toutes ces personnes venaient d’horizons très différents et de tous les continents : artistes, hommes politiques, chercheurs… Certains pour partager ou apprendre, les autres pour découvrir un autre style de vie. Les soirées étaient animées, les idées fusaient, s’échangeaient et tous s’inquiétaient du destin de l’humanité si nous ne changions pas notre façon de vivre. Car le constat est simple, si la terre peut vivre sans nous, l’être humain a besoin d’elle.

 

Une prise de conscience

La façon dont nous accompagnons nos enfants dans la vie, est-elle la bonne ? Sophie cherche à comprendre les besoins nécessaires pour s’épanouir et devenir un humain. Mais elle va plus loin, elle s’interroge sur l’instruction des enfants. Pourquoi sont-ils enfermés dans des lieux coupés du monde? pourquoi ne sont-ils pas en train d’explorer la nature pour découvrir la vie, la société ?

 

C’est dans les ouvrages de Maria Montessori et d’Alice Miller ( psychothérapeute) que Sophie trouve des réponses. Elle se passionne notamment, pour les lectures d’Alice Miller et s’arrête particulièrement sur le livre :  « c’est pour ton bien, racine de la violence dans l’éducation ». Pour Alice Miller, la société fabrique de la violence, d’ailleurs il en existe plusieurs sortes : la bastonnade, le travail des enfants… Mais il y en a une autre, c’est l’éducation, la domination de l’adulte sur l’enfant et celle-ci s’exerce partout sur notre planète.

 

Un enfant battu, puni ou réprimandé pense que c’est normal et bon pour son éducation… En fait, il apprend une logique de domination qui est à l’échelle de la famille mais aussi d’une ville et d’une nation. Mais comment avec de telles références se comportera-t-il plus tard avec les autres, quel citoyen deviendra-t-il ? Comment sortir de ce schéma et de nos croyances qui nous conditionnent ? Car aujourd’hui il n’y a pas que les enfants qui sont violents, les adultes aussi !

 

La bienveillance à l’école :

Sophie monte une école en 1999, l’école de la ferme. L’équipe enseignante est formée à la pédagogie de la bienveillance : pas de note, pas de punition. Seul compte l’écoute, le dialogue et le respect. Mais il y a une autre violence pour nos enfants, c’est la souffrance de la planète. Avec un ami, elle crée un projet autour de l’école, afin que les enfants puissent se projeter dans le futur et dans le respect de la nature.

 

 

                                                                                 l’équipe Capkala vous donne son avis :

nous avons besoin les uns des autres. Comme dit Sophie « nous sommes faits biologiquement pour prendre soin de l’autre et pour avoir un lien d’attachement à ceux qui prennent soin de nous ». La violence fait partie de notre quotidien et est plus intense tous les ans. Espérons que des écoles formées à la pédagogie de la bienveillance, comme celle de Sophie, puissent poussées rapidement un peu partout dans le monde, il y a urgence !

 

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Caroline

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