Les plantes médicinales en Nouvelle-Calédonie

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Utilisées depuis des millénaires par les kanaks, les plantes médicinales en Nouvelle-Calédonie attirent des chercheurs en quête de remèdes naturels. Ces plantes font l’objet d’études scientifiques…

 

Durée de la vidéo : 26 minutes et 56 secondes         mise en ligne par : CALEDONIA                le : 17 juillet 2017

 

Les plantes médicinales en Nouvelle-Calédonie

Pierre Cabalion, ancien chercheur à l’IRD ( Institut de Recherche pour le Développement) est ethnopharmacologiste, c’est-à-dire, spécialiste en plantes médicinales. Il est accompagné d’Édouard HNAWIA lui-même ethnopharmacologiste et directeur de l’IRD à Nouméa. Passionnés par les plantes médicinales en Nouvelle-Calédonie, ils s’intéressent à la pharmacie des différentes ethnies. En effet, la médecine traditionnelle Kanak possède des remèdes plus ou moins connus, utilisés par les tribus depuis toujours. Les connaissances tendent à se perdre d’où le travail de l’IRD.

 

Les ethnopharmacologistes travaillent sur l’étude des savoirs traditionnels des plantes mais aussi de la chimie du médicament. Dans le laboratoire de l’IRD, Subama réalise une étude sur les espèces végétales utilisées dans la cosmétopée de Nouvelle-Calédonnie. Elle recense les usages traditionnels des plantes afin de favoriser l’innovation cosmétique. Mais pour connaitre tous ces savoirs traditionnels, Subama doit se rapprocher et tisser des liens avec la population Kanak.

« L’avantage de partir de ces savoirs, c’est qu’ils nous renseignent sur le fait que la plante a bien une activité sur l’homme, et qu’elle n’est pas toxique. On la teste ensuite en laboratoire sur plusieurs cibles, sans se cantonner à l’usage traditionnel », explique le chercheur Edouard Hnawia.

 

 

Un savoir empirique
Il est difficile de se procurer les remèdes auprès de la population qui détient ces savoirs empiriques. Elles gardent précieusement le secret des plantes, d’où la difficulté de travailler sur la médecine traditionnelle. Par ailleurs, cette population était devenue très méfiante car, auparavant, les découvertes scientifiques n’étaient pas partagées avec elles, ce qui n’est plus le cas depuis 2010.
Seules quelques personnes possèdent ces secrets et sont identifiées par l’IRD. D’ailleurs, pour utiliser les médicaments traditionnels il faut : être propriétaire, avoir le droit de parler, avoir les feuilles, les paroles sacrées, une pierre magique sacrée, et connaitre la procédure. D’après Edouard HNAWIA, une plante est considérée comme plante médicinale, quand elle est utilisée depuis des centaines d’années pour que la chimie puisse confirmer son utilisation médicinale.

 

 

Quelle place la nouvelle-calédonie veux faire aux plantes traditionnelles à l’avenir ?

il y a une véritable volonté de reconnaitre la médecine traditionnelle selon les recommandations de l’OMS puis vers son intégration. Le gouvernement souhaite enregistrer les plantes médicinales à la pharmacopée Française. La pharmacopée est une liste de plantes considérées comme médicaments et qui pourront être commercialisées et vendues en pharmacie.

 

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Caroline

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